- Peut-on changer seulement le vitrage ?
- Parfois, oui. Si le châssis est sain et si l’épaisseur de la feuillure accepte le nouveau vitrage, il se remplace sans déposer le dormant. Une buée prise entre les deux verres signe la fin du scellement de l’intercalaire, et se traite comme ça. C’est le relevé qui le dit, pas une photo.
- Faut-il l’accord de la copropriété ?
- Pour l’aspect extérieur d’une fenêtre ou d’un volet, oui : il appartient à l’immeuble, pas au lot. À Lorient, où 73,5 % du parc est en appartements, la question se pose presque toujours. Elle se tranche avant de commander, jamais après.
- Ma menuiserie a moins de vingt ans, est-ce trop tôt pour y toucher ?
- Ce n’est pas l’âge qui décide, c’est la pièce. Un joint durcit en une dizaine d’années sous les ultraviolets, une crémone exposée à l’air salin peut lâcher bien avant le profilé qu’elle ferme. Un châssis récent avec une quincaillerie morte n’est pas une fenêtre morte.
- Le remplacement de fenêtres ouvre-t-il droit à une aide ?
- MaPrimeRénov comprend un parcours par geste et un parcours de rénovation d’ampleur, avec dans les deux cas un logement d’au moins 15 ans, en résidence principale, et un artisan reconnu garant de l’environnement. La TVA à 5,5 % vise les travaux d’amélioration de la performance énergétique sur un logement achevé depuis plus de 2 ans, avec des critères techniques minimaux à respecter. Chaque dispositif a sa condition propre.