Rénovation Lorient Demander un devis

Guide

Rénover un logement de la Reconstruction à Lorient : ce qu’on trouve derrière les murs

Lorient a été rebâtie à partir de 1943, et la quasi-totalité de son parc date d’après cette bascule. Cela change ce qu’on trouve en ouvrant les murs, et ce que la réglementation impose avant de commencer.

4 min de lecture

Mur de granite breton à grain moyen, éclats de mica visibles en lumière rasante

Une ville rebâtie, et un parc qui commence en 1943

Les bombardements de 1943 et 1944 ont rasé presque toute la ville. Dès 1943, l’architecte-urbaniste Georges Tourry est nommé responsable du projet de reconstruction ; le centre-ville et les faubourgs proches sont rebâtis au cours des vingt années suivantes. Dans le centre, seuls quelques bâtiments témoignent encore de l’époque de la Compagnie des Indes.

Entre-temps, il fallait loger tout le monde. En avril 1945, le ministère de la Reconstruction préconise des baraques provisoires en bois, livrées en kit. On compte vingt-huit cités sous l’autorité de la ville en 1948, et une vingtaine d’autres dans l’agglomération, du côté de Ploemeur, Lanester, Hennebont et Quéven. Certains de ces quartiers dépassaient 280 maisons. Le provisoire a duré de dix à quarante ans selon les implantations.

Les communes voisines portent la même trace. Le centre-ville d’Hennebont résulte pour partie de l’ancienne ville détruite en 1944, pour partie de la Reconstruction. L’église de Caudan, détruite à l’explosif en 1944, a été rebâtie en 1960-1962. À Lanester, l’emplacement de l’hippodrome détruit a porté des baraques en bois jusqu’en 1968.

L’isolation : il n’y en avait pas

Ces logements ont été conçus pour être bâtis vite et habités tout de suite. Beaucoup n’ont reçu aucune isolation d’origine, et ce qui a été ajouté depuis l’a été par couches successives, sans plan d’ensemble.

Ce qui se remarque en visite : des murs froids au toucher en hiver, des angles qui marquent l’humidité, un plancher bas qui reste froid chauffage à fond.

Le point le plus fréquent est le pont thermique de plancher. La dalle traverse le mur de part en part et ressort en nez de dalle ou en balcon. Une isolation posée par l’intérieur s’arrête au niveau du plancher, et la chaleur continue de passer par le béton. C’est ce qui produit la bande sombre à la jonction du mur et du plafond, souvent prise pour une fuite.

Conséquence pratique : isoler mur par mur, pièce par pièce, sans traiter les liaisons, déplace le problème plutôt qu’il ne le règle.

Amiante presque toujours, plomb presque jamais

Deux diagnostics reviennent avant travaux dans le bâti d’avant-guerre comme d’après-guerre, et leurs dates de bascule n’ont rien à voir.

L’amiante vise les logements dont le permis de construire a été délivré avant le 1er juillet 1997, avec un repérage avant travaux encadré réglementairement (service-public.gouv.fr). Autant dire que l’essentiel du parc local entre dans le champ.

Le plomb, lui, vise les logements construits avant le 1er janvier 1949 (service-public.gouv.fr). Et c’est là que Lorient se distingue franchement d’une ville de centre ancien conservé : la ville d’avant 1943 n’existe plus. Sur une large part du parc reconstruit, le constat de risque d’exposition au plomb n’a tout simplement pas d’objet, alors qu’il est quasi systématique ailleurs.

Cela ne dispense pas de vérifier la date réelle de votre bâtiment, en particulier dans les communes de la couronne qui n’ont pas été détruites.

Les menuiseries d’origine, et ce qui se cache autour

Sur un logement jamais rénové, la fenêtre n’est presque jamais le seul sujet. Le dormant d’origine a parfois été conservé sous l’habillage d’un remplacement antérieur, ce qui réduit le clair de vitrage et complique la reprise.

Les points à vérifier : l’état du dormant, la présence d’un ancien coffre de volet roulant (rarement isolé, et souvent le vrai point froid de la pièce), l’étanchéité entre la menuiserie et le mur.

Sur les façades les plus exposées, la question du traitement de surface et de la quincaillerie se pose comme en bord de mer. Le détail est traité sur la page menuiserie.

Trois quarts d’appartements : la copropriété commande

Lorient est une ville d’appartements : 73,5 % du parc, contre 25,1 % de maisons individuelles. 89 % des logements y sont des résidences principales, et la part de résidences secondaires reste très basse comparée au Morbihan (17,7 %). C’est une ville habitée à l’année, pas une ville de villégiature.

Ce que ça change : dans un immeuble de la Reconstruction, une partie des travaux qui pèsent le plus sur votre confort ne vous appartient pas. Façades, toiture, menuiseries lorsqu’elles sont parties communes, colonnes, ventilation collective : la décision passe par l’assemblée générale.

Reste à votre main l’isolation par l’intérieur, le remplacement des équipements, la distribution intérieure, les sols. Une isolation par l’extérieur, elle, se joue au calendrier de la copropriété. Le bon réflexe est de savoir, avant de chiffrer, si un ravalement ou un programme de travaux est déjà voté : greffer l’isolation dessus change tout.

Par où commencer

L’ordre qui tient : les diagnostics d’abord, l’enveloppe ensuite, les équipements après. Un chauffage neuf posé dans une enveloppe qui fuit se paie deux fois.

Si le logement a au moins 15 ans et sert de résidence principale, MaPrimeRénov peut entrer dans l’équation, à condition que les travaux soient faits par un professionnel reconnu garant de l’environnement (service-public.gouv.fr).

Pour un propriétaire bailleur, l’échéance à surveiller est le classement au DPE : depuis le 1er janvier 2025, un logement classé G ne peut plus être mis en location en France métropolitaine, l’interdiction s’étendant aux logements classés F en 2028 et E en 2034 (service-public.gouv.fr).

Décrivez votre bâtiment dans le formulaire, ou par mail à contact@renovation-lorient.fr. L’entreprise qui couvre Lorient et les communes voisines revient vers vous dans les meilleurs délais.

Pour le poste lui-même, ses cas de figure et son chiffrage : le doublage intérieur , isoler un logement ancien et reprendre les menuiseries .

Le module du site

La pièce dont parle ce guide

Le module du site, réduit aux pièces que ce sujet met en jeu. L’entrée est la pièce, la sortie est le mot à écrire dans votre demande.

L’éclaté du châssis

Le dormant

Le cadre scellé dans le mur. C’est lui qu’on garde ou qu’on dépose, et ce choix commande tout le reste.

Ce qui la fatigue ici
Le scellement d’origine et la reprise du tableau de baie. Sur un logement de la Reconstruction, il a été posé une seule fois, et jamais revu depuis.
Ce qui se répare
Un dormant sain se conserve : on pose le neuf dessus, on garde le mur intact et on ne touche pas aux finitions intérieures.
Ce qui se remplace
S’il est déformé, fendu ou mal scellé, la dépose totale s’impose. Le tableau est alors repris et recalfeutré, et le clair de jour change.

Dites-nous quelle pièce vous inquiète. Le nom de la pièce suffit pour commencer

Où ce sujet revient le plus souvent

  • Rénovation à Locmiquélic Une commune posée face à la rade, exposée toute l’année. Les fenêtres n’y vieillissent pas par le verre, elles vieillissent par ce qui les ferme.
  • Rénovation à Quéven Quéven mélange deux âges de bâti que rien ne rapproche : des fermes de pierre et des maisons d’après-guerre. Le même chantier ne s’y mène pas de la même façon.
  • Ploemeur Ploemeur s’étire de Fort-Bloqué à la petite mer de Gâvres. D’un bout à l’autre, l’exposition change, et ce qui lâche dans une fenêtre change avec elle.

Votre cas, en quelques lignes

La commune, l’étage, la pièce qui vous inquiète. C’est tout ce qu’il faut pour préparer une visite et obtenir un devis ventilé par poste.

Une question hors formulaire ? Écrivez à contact@renovation-lorient.fr.

Dites-nous ce qu’il y a à faire chez vous

Le ou les postes concernés, la commune, l’étage. Vous recevez un devis ventilé par poste, sans frais.

Votre demande part à une seule entreprise du secteur. Aucune revente de coordonnées, aucun démarchage extérieur.

À lire ensuite